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Bien remplir un chèque : mentions obligatoires et erreurs à éviter

Bien remplir un chèque : mentions obligatoires et erreurs à éviter

Le chèque est moins utilisé qu’autrefois, mais il reste courant pour payer un artisan, un loyer, une cotisation ou faire un cadeau. Bien le remplir évite les rejets, les litiges et certaines fraudes. Quelques règles simples suffisent.

Les mentions à remplir

Un chèque comporte des mentions préimprimées, comme le nom de la banque et le numéro du compte, et des mentions que l’émetteur doit compléter :

MentionOù l’écrireConseil
Montant en chiffresDans la case prévueColler les chiffres au symbole de la devise
Montant en lettresSur les lignes prévuesÉcrire lisiblement, sans espace
BénéficiaireAprès « à l’ordre de »Nom exact de la personne ou de l’organisme
LieuAvant la dateVille où le chèque est émis
DateÀ côté du lieuDate du jour
SignatureEn bas à droiteIdentique à celle déposée à la banque

Écrivez à l’encre, de préférence noire ou bleue, avec un stylo dont l’encre ne s’efface pas.

Chiffres et lettres : en cas de différence

Si le montant en chiffres et le montant en lettres ne correspondent pas, c’est le montant en lettres qui prévaut. Une erreur entre les deux peut entraîner un rejet ou un litige : relisez avant de signer.

Pour limiter les risques de falsification :

  • tirez un trait après le montant en lettres pour occuper toute la ligne ;
  • commencez à écrire tout à gauche de la ligne ;
  • ne laissez pas d’espace avant ou entre les chiffres.

Le bénéficiaire

Le chèque doit indiquer le nom du bénéficiaire. Un chèque laissé sans bénéficiaire peut être complété par n’importe qui, ce qui expose à une utilisation frauduleuse en cas de perte ou de vol. Pour un organisme, utilisez l’intitulé exact indiqué sur la facture ou le bulletin.

Les chéquiers délivrés en France sont en général barrés et non endossables : le chèque ne peut être encaissé que sur le compte de la personne dont le nom figure sur l’ordre.

La date

La date est une mention obligatoire. Elle sert aussi de point de départ au délai pendant lequel le chèque peut être encaissé, comme l’explique notre article sur la durée de validité d’un chèque.

Deux pratiques courantes posent problème :

  • le chèque postdaté : indiquer une date future ne retarde pas l’encaissement. Le chèque est payable à vue, et le bénéficiaire peut le déposer dès sa réception. Si le compte n’est pas approvisionné, le chèque sera rejeté ;
  • le chèque non daté : il manque une mention obligatoire. La banque peut le refuser.

Un chèque remis en garantie, « à ne pas encaisser », n’a pas de valeur juridique particulière : le bénéficiaire peut le présenter quand il le souhaite.

La signature

Sans signature, le chèque n’est pas valable. La signature doit correspondre à celle déposée auprès de la banque à l’ouverture du compte. Ne signez jamais un chèque en blanc, c’est-à-dire sans montant ni bénéficiaire.

Que faire en cas d’erreur ?

Un chèque raturé ou surchargé peut être refusé par la banque. Mieux vaut le détruire et en remplir un nouveau. Pour l’annuler :

  1. barrez-le de façon visible et inscrivez « annulé » ;
  2. notez-le sur le talon correspondant ;
  3. détruisez-le de manière sûre, selon les méthodes décrites dans notre article sur la destruction des talons de chèques.

Remplir le talon

Le talon, ou souche, est la mémoire de vos chèques. Notez-y systématiquement la date, le bénéficiaire et le montant. Il permet de suivre les chèques non encaissés et de garder une provision suffisante. C’est l’une des raisons de garder les talons de chèques.

Avant de remettre le chèque

Vérifiez une dernière fois que le compte est suffisamment approvisionné. Un chèque émis sans provision suffisante peut entraîner des frais et, s’il n’est pas régularisé, une interdiction d’émettre des chèques, comme le détaille notre article sur le chèque sans provision.

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